Hommage à Yvette Spadoni

Publié le 16 Avril 2015

 Hommage à Yvette Spadoni

Disparition d’une pionnière qui a marqué plusieurs générations de professionnels de santé, et au-delà de l’AP-HP

Yvette SPADONI, bachelière “Sciences Expérimentales” en 1947 puis élève de la Croix-Rouge à Saint-Quentin, s'orienta vers la profession d'infirmière diplômée d'état (Lille 1950). Boursière de l'OMS au Canada, elle passa le diplôme d'infirmière hygiéniste à l'Université de Montréal en 1956. En 1978, elle obtint le DESS d'Economie et de Gestion des Institutions de Santé à l'Université de Paris IX, Dauphine. Dès 1953, elle se révéla passionnée par les fonctions d'encadrement en service hospitalier. Son parcours à l'Assistance publique à Paris est étroitement lié au Professeur Fred Siguier, Médecin interniste de l'hôpital Cochin, avec qui elle ouvrit le premier Service d'Hospitalisation à Domicile français en 1957. Elle dirigea l'Institut des Cadres infirmiers de la Salpêtrière en 1964, créé deux ans auparavant pour former les futurs surveillants. Pour les futurs Surveillants Généraux au niveau de la maîtrise, commissionnée par le Ministère de la santé, elle créa, en partenariat avec l'Université Paris IX Dauphine, l'Institut d'Enseignement Supérieur de Cadres Hospitaliers qu'elle dirigea jusqu'à sa retraite en 1991.

Ses activités enseignantes, complétées de conférences, d'articles, de livres et de mémoires lui ont valu d'être honorée par l'Ordre des Palmes Académiques au rang d'Officier(2003) puis de la Médaille d'Honneur, échelon vermeil de la Région Ile-de-France (1991).

Membre fondatrice de l'Adamap, elle en a assuré la Vice-présidence de 2003 à 2010.

Rédigé par Adamap

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Jean-François Moreau 21/04/2015 15:40

Yvette Spadoni est une femme exceptionnelle que j'ai connue par ma femme, Michèle, il y a un demi-siècle, quand fut créée par ses soins, sous le patronnage du Prof Siguier, l'Ecole de Cadres Infirmiers de la Salpêtrière. Nous avons immédiatement sympathisé et je fus toujours disponible pour des interventions lorsqu'il fallait parler de radiologie, de technologies avancées et de management hospitalier.
Plus tard, j'ai eu la chance de pouvoir prendre comme surveillant général du nouveau service de radiologie de Necker (le vrai!) (le regretté) Gilbert Flatrès, issu de la première promotion de la maîtrise de Dauphine. Le résultat de notre collaboration releva de l'exploit.
Ma femme et moi, devenus des piliers de l'ADAMAP, avons vécu avec bonheur la vice-présidence d'Yvette Spadoni tant à l'Adamap qu'aux Anciens de l'AP. Nous sommes devenus des amis intimes et Yvette Spadoni fut un soutien majeur de ma politique à la Présidence de l'Adamap, positivement acharnée qu'elle était à défendre le Musée de l'AP-HP. Elle fut mieux connue de nos adhérents dès lors qu'elle fut partie intégrante du dossier "Diaspora limousine à l'AP", parue dans la lettre de l'Adamap n°17, 20 mars 2010, pp 11-37 (http://www.adamap.fr/lettres.html).
Rapidement diminuée par une maladie implacable, elle lutta de toutes ses forces pour rester présente par l'esprit quand elle ne pouvait plus assumer des prises de fonctions de bureau des associations susnommées. Nous sommes restés auprès d'elle et de son mari jusqu'à la fin de son calvaire qui l'avait laissée lucide et combattante jusqu'au bout.

Yvette Spadoni n'était pas un produit de l'Assistance publique à Paris en devenir d'AP-HP. Elle fut une collaboratrice loyale et franche des Directeurs Généraux de l'AP-HP, notamment Gabriel Pallez.
Ses succès furent retentissants à tel point qu'on ne lui connait pas d'échecs autres qu'anecdotiquement insignifiants.

Yvette Planche-Pellandini, Yvette Darieux, Michèle Moreau, entre autres, et moi, mettrons longtemps à supporter le vide qu'elle laisse derrrière sa disparition.

Prof. Jean-François Moreau
Président d'honneur de l'Adamap

Camille 16/04/2015 10:50

Merci pour elle .